Prendre de la hauteur, pour mieux observer ce qui t’entoure

Cela fait longtemps que je n’ai pas partagé avec vous mes voyages intérieurs. Et bien en voilà un qui m’a particulièrement marquée…

Avez-vous remarqué comme nous sommes doués parfois pour nous créer des nœuds au cerveau, pour tout remettre en question et donner naissance à une problématique irrationnelle, qui n’a même pas lieu d’être ?

Il y a quelques semaines, je travaillais sur un projet et alors que le mode introspection était activé, arrive une question, toute bête, à laquelle je devais simplement répondre si oui ou non, j’avais besoin de quelque chose de bien spécifique pour continuer à avancer sur ce projet.

Deux possibilités de réponse : OUI, ou NON. Plutôt facile, non ?

Et bien NAN, loupé !

Ma réponse, c’était plutôt ça :

Non, je n’ai pas besoin de ça. Enfin, je crois… Quoique, en y réfléchissant bien, si. Ouais, ce serait mieux en fait. Et puis c’est plus raisonnable, quand même, on ne sait jamais. Même si je peux faire sans mais bon, il faut que je me renseigne parce que je n’y avais jamais réfléchi..

Voilà comment s’autoconvaincre qu’en fait, si, bien évidemment, tu as besoin de cette chose spécifique, voyons ! Il y a encore deux minutes, ce besoin ne t’avait même pas effleuré l’esprit mais là, BIIIM, tu te crées ce besoin, et la chose en question devient absolument indispensable, ta vie entière en dépend, aïe aïe aïe, mais en voilà un gros problème qui se dresse devant toi !!!

Bref, N’IMPORTE QUOI. Le mental peut vite nous faire partir dans de ces délires ! 😉

Du coup, avec tout ça, la pensée bien polluante et inutile est arrivée dans la seconde :

AH MON DIEU, MAIS COMMENT VAIS-JE FAIRE POUR OBTENIR CETTE CHOSE DONT JE VIENS DE RÉALISER QUE J’AI TANT BESOIN, ALORS QUE JE NE L’AI PAS ET QUE JAMAIS JE N’AURAI IMAGINÉ EN AVOIR BESOIN UN JOUR ?!?

C’est en pensant cela, et en sentant en même temps mon ventre se nouer, ma gorge se serrer, que j’ai compris qu’il ne tenait qu’à moi de décider ce qui allait se passer ensuite : soit je choisissais de repartir dans un vieux schéma d’angoisse (schéma que j’ai tellement bien connu pendant de très longues années !), ou bien j’arrêtais tout de suite le massacre. Le mental commence à s’affoler ? OK, c’est peut-être simplement le signe de faire une pause. Cela tombait bien, après plus de deux heures à travailler sur l’écran !  🙂

Le lendemain matin, je ne me réveille pas en très grande forme : douleurs dans le ventre, sensation de lourdeur… N’aurai-je pas bien digéré mon dîner, pourtant pas particulièrement copieux ? Peu importe, cela va passer. Mais non, rien à faire, les heures passent et c’est pire ! Alors j’y vois là un message de mon corps. Il a peut-être quelque chose à me dire…

J’opte pour un petit voyage intérieur, en auto-hypnose, et tout en me concentrant sur la zone douloureuse de mon ventre, je demande à mon corps de me montrer ce qui lui fait mal. Sans réelle surprise, apparaît dans ma tête l’image du tableau excel sur lequel je travaillais la veille lors du bug existentiel.

Mais les personnes qui me connaissent savent que je ne me contenterai jamais d’une simple image ! 😉 Je veux comprendre le pourquoi du comment, mettre le doigt sur ce qui cloche car si mon corps souffre encore de cet épisode de la veille, c’est que tout n’est pas encore réglé.

Alors, que faire ?

Je sollicite mon super ami l’Inconscient, pour creuser un peu tout ça !

Et c’est l’enfant intérieur qui se présente devant moi. Très contrarié, l’enfant intérieur. Triste, en plein doute. Mon enfant intérieur, j’en prends graaand soin depuis que j’ai découvert son existence. C’est un peu comme une jolie fleur précieuse dont je me sens responsable, je vérifie régulièrement qu’elle ne manque ni d’Amour, ni d’eau ni de Lumière, et que sa terre est pleine de bonnes choses pour son développement. Mais là, cette petite fille intérieure ne va pas très bien. Alors je la rassure, la câline, tout en lui expliquant que le fait de travailler sur ce projet entraîne visiblement un vrai travail de remise en question, mais que c’est normal, nécessaire, et que tout va s’arranger.

La petite fille se calme, mais me délivre quand même un message important : elle n’est pas très contente de moi. Parce que je me suis créé une petite tempête intérieure, juste avec une question à laquelle il fallait simplement répondre par oui ou par non. Et que cette tempête, c’est moi et uniquement moi qui lui ai donné naissance, en laissant le mental me polluer, en laissant le doute m’envahir, plutôt que d’écouter mon cœur.

Un peu fâchée, la petite fille… et elle a bien raison ! Non mais franchement, comment peut-on laisser le mental nous polluer ainsi, encombrer notre esprit de superflu et fabriquer de toutes pièces des angoisses complètement farfelues ?! Et pourtant, cela nous arrive tous les jours…

J’ai donc discuté avec ma petite fille intérieure et avant de la quitter, je me suis assuré qu’elle allait bien en lui demandant si elle avait encore besoin de me dire ou demander quelque chose. Elle est super chouette, ma petite fille, malicieuse et pleine d’imagination car la voilà qui fait apparaître… une girafe ! Et hop, elle lui monte dessus, et s’assoit sur sa tête !

Je lui crie :

Mais tu n’as pas le vertige ?!?

Et bien non, elle est bien, assise sur sa girafe, calme, souriante. Elle veut me montrer quelque chose et je me sens alors « absorbée » par elle, comme si je rentrais dans sa tête, et je vois alors le monde à travers ses yeux. La girafe avance tranquillement, sur sa tête, tout semble si stable, si apaisant. Nous sommes dans une rue et d’en haut, je vois des gens. Des gens qui vont bien, d’autres qui ne semblent pas dans leur assiette (ceux-là ne remarquent même pas qu’une girafe avec une petite fille sur la tête se balade à côté d’eux sur le trottoir !). Et au-dessus de la tête des gens, je vois leur âme. Toute colorée, ou bien toute grise, ou encore noire avec des éclairs… J’observe, tranquillement, sans réfléchir, je ne fais qu’observer, depuis la tête de la girafe, sans aucune pensée.

Puis la voix de ma petite fille intérieure parvient doucement au plus profond de ma tête :

La réponse à ta question d’hier est NON. Tu n’as besoin de rien de plus que ce que tu possèdes déjà. Tu vois les âmes, tu aimes les gens, tu ressens ce qu’ils ressentent. Quand tu doutes, tu as juste besoin de monter sur une girafe, de prendre de la hauteur, du recul, et d’ouvrir grands tes yeux, de voir toutes les possibilités qui s’offrent à toi.

Et là, d’un seul coup, je suis sortie de transe et mon corps s’est mis à fourmiller de la tête aux pieds. Cela a duré quelques minutes, j’ai pris le temps de bien respirer et… plus de douleur au ventre, rien que de la légèreté dans tout le corps. Le mal était parti.

C’est pas magique, ça ? 🙂

Et en prime, j’ai eu la réponse à ma question. Le comble, c’est que finalement, je l’avais depuis le début, avant que le mental ne s’en mêle, ferme toutes les portes dans ma tête. Il fallait simplement changer ma perception de la situation pour élargir ma vision étriquée de celle-ci, mieux comprendre les tenants et aboutissants.

Par conséquent, n’oublions jamais que nous sommes créateurs de notre réalité, car même si nous en avons déjà conscience, parfois le mental est le plus fort… et le corps, l’enfant intérieur, peuvent malheureusement en pâtir !

Je vous souhaite une belle journée d’été et un excellent week-end ! 🙂

prendre de la hauteur

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